Interview dans le blog Vanves Actualités

Et si le Général Bertrand SOUBELET devenait le prochain député de la Circonscription ?
Un vrai candidat qui va plaire aux électeurs de la circonscription.
Cela fait des semaines que le Général Bertrand SOUBELET occupe les médias.
C’est l’heure de la rencontre avec les électeurs.
Et il a bien des atouts pour succéder à André SANTINI
Nous lui avons posé 5 questions.

Pouvez-vous vous présenter ?
Je viens de terminer un parcours professionnel de 35 ans au service des Français dans la Gendarmerie nationale.
À 57 ans, toujours animé d’une grande énergie et disposant d’une expérience concrète, il me semble que je peux continuer à être utile à mon pays.
J’ai exercé de nombreuses responsabilités au plan national qui me permettent d’avoir une vision claire sur la situation actuelle en France.
Les deux postes que j’ai occupé furent ceux de directeur des opérations de la Gendarmerie puis de commandant de la Gendarmerie d’Outre mer m’ont permis d’accéder au grade de Général de corps d’armée.

Depuis combien de temps habitez-vous Issy-les-Moulineaux ?
À la naissance de nos jumeaux, en 1996, nous sommes arrivés à Issy-les-Moulineaux. Notre fille aînée avait 17 mois et tous les trois ont fait une grande partie de leur scolarité à Issy-les-Moulineaux et Vanves.
Cela fait donc 20 ans que nous sommes insérés dans le tissu local, notamment dans le milieu associatif où ma femme est très impliquée.

Pourquoi voulez-vous devenir député ?
Je souhaite mettre mon énergie et mes compétences au service des Isséens, des Vanvéens et des Boulonnais du canton de Boulogne Sud en faisant profiter l’Assemblée nationale de mon expérience, ayant pu, au fil de mes affectations observer l’évolution de notre société. J’ai été confronté de près aux maux de notre pays et je désire maintenant participer aux choix des remèdes, sur le fondement des valeurs que j’ai pratiquées pendant 35 ans au sein de mon Institution, au service de la France et des Français.
Je n’appartiens à aucun parti politique et je souhaite porter des projets utiles à mes électeurs.

Pouvez-vous nous présenter votre dernier livre ?
Ce nouveau livre est en réalité la suite logique du premier. Il traite de sujets que je n’avais pas pu évoquer à l’époque compte tenu de ma position dans la hiérarchie de la gendarmerie. Aujourd’hui, je suis totalement libre et à travers un cer- tain nombre de sujets, rarement évoqués de manière aussi ouverte, je souhaite réveiller la conscience des Français bien sûr mais égale- ment contribuer à sortir du déni dans lequel nos responsables politiques ont plongé notre pays depuis trop longtemps. A cet égard le titre est suffisamment évocateur. Nous avons renoncé à l’autorité depuis trop longtemps. Je ne parle pas d’autoritarisme ou d’arbitraire mais d’une véritable autorité équilibrée, bienveillante et qui privilégie l’intérêt général aux prétentions individuelles.

Que doit-on faire pour soutenir votre candidature ?
Le soutien le plus important que j’attends, c’est celui des électeurs que je souhaite rencontrer pour qu’ils comprennent le sens de ma démarche.
Nous ouvrirons prochainement notre permanence de campagne à laquelle j’invite bien sûr tous les Vanvéens, les Isséens et les Boulonnais à venir nous rencontrer, mon équipe et moi. Nous irons aussi vers eux mais j’aurais également besoin de relais et toutes les bonnes volontés sont les bienvenues.
Pour me contacter, vous pouvez m’écrire sur l’email suivant : soubeletbertrand@gmail.com ou vous rendre sur mon site internet
http://www.soubelet2017.fr/
sur lequel vous pouvez participer à ma campagne. Je suis également sur Twitter @Bsoubelet1

Laïcité, immigration, sécurité: les vérités dérangeantes du général Soubelet

EXCLUSIF – Dans son nouvel essai aux accents programmatiques, l’ex-numéro trois de la gendarmerie poursuit son travail d’alerte et défend le bien-fondé de plusieurs mesures fortes, comme le retour des symboles nationaux ou la déchéance de nationalité pour les terroristes.

Général de corps d’armée, ex-numéro trois de la gendarmerie nationale, Bertrand Soubelet a été écarté de la gendarmerie en avril 2016 pour avoir dépeint sans fard la situation de notre pays telle qu’il la voyait après trente-cinq ans de service. Après avoir publié son premier réquisitoire, Tout ce qu’il ne faut pas dire (Plon), celui qui a lâché Macron pour se présenter sans étiquette aux prochaines législatives récidive avec un nouvel essai aux accents programmatiques: Sans autorité, quelle liberté? (Éditions de l’Observatoire). Un ouvrage percutant dans lequel il poursuit son travail d’alerte et défend le bien-fondé de plusieurs mesures fortes, comme le retour des symboles nationaux ou la déchéance de nationalité pour les terroristes.

● Fierté nationale

Les notions de patrie et de fierté nationale ont été trop longtemps dévalorisées, voire dénaturées. Elles reposent notamment sur le respect de certains symboles, dont le premier est notre emblème national. (…) Un drapeau est le symbole d’un peuple, d’une nation, de l’histoire d’un pays et personne ne doit permettre qu’on fasse litière de ce bagage.

L’identité nationale n’est pas une expression grossière ni un défi aux droits de l’homme. C’est une réalité qui manque aujourd’hui cruellement de consistance malgré les tentatives hasardeuses des uns et des autres pour essayer de la remettre au cœur des débats. Rêver d’une France dans laquelle tous ceux qui vivent retrouvent le chemin de la fierté et sont conscients du patrimoine dont ils sont héritiers n’est pas une mièvrerie.

Je suis de ceux qui n’ont pas l’intention de laisser ces notions capitales à la seule disposition d’un parti d’extrême droite.

● Fracture sociétale

Quels sont les intérêts que l’État doit défendre et dans quelle logique s’inscrit-il?

Trop souvent, les décisions de l’exécutif divisent, séparent et dressent parfois les Français les uns contre les autres. Parmi les plus récentes, la plus emblématique a été la loi concernant le mariage pour tous. (…) Sans rentrer dans le débat de fond, qui demeure tout en étant juridiquement tranché, était-il raisonnable, responsable et utile de commencer ces cinq ans par un projet de loi de cette nature? Ce «pour tous» a été un contresens. Car cette loi a profondément divisé notre pays, conduit l’État à prendre une posture parfois équivoque et à ne pas dire la vérité, notamment sur les chiffres de la mobilisation à l’occasion des manifestations. Elle a conduit à une radicalisation dans chaque camp. Finalement, cette disposition législative qui a mobilisé le pays et des énergies considérables a-t-elle apporté une plus-value significative à l’ensemble de la société?

La réponse est clairement non et cette «croisade» a laissé des traces indélébiles dans l’inconscient collectif. Plus précisément: combien de couples ont bénéficié de ces dispositions depuis la promulgation de la loi? Moins de 40.000, c’est-à-dire une moyenne de 8000 à 10.000 par an. (…)

J’ai eu cette discussion avec un ministre du gouvernement de l’époque en lui indiquant au cours d’un déjeuner en tête à tête les consignes peu républicaines qui avaient été données à certains commandants d’escadron de gendarmerie mobile en service lors des manifestations de 2013. Certaines directives données par des fonctionnaires de la Préfecture de police pour traiter le cas des «veilleurs» nocturnes sur l’esplanade des Invalides ne furent pas non plus très flatteuses pour notre démocratie.

J’ai observé, pour la première fois de ma vie d’officier de gendarmerie, au cours d’une réunion un samedi matin de mai 2013, plusieurs commandants d’escadron de gendarmerie mobile exprimant des problèmes de conscience au regard des consignes contraires à leur éthique. Certains ont pris la décision d’adapter ces consignes et d’autres de ne pas les appliquer. Grandeur et servitude

● L’asile impossible

Sur les réfugiés, il faut dire une chose essentielle. Nous n’avons aucune alternative: nous devons les accueillir. Il s’agit d’un devoir de solidarité humanitaire – qui par ailleurs est imposée à tous les États par les conventions internationales. Quoi de plus naturel que d’accueillir des personnes qui risquent leur vie dans leur pays pour des raisons politiques? Encore faut-il que ceux qui revendiquent le statut de réfugiés le soient vraiment. (…)

Ce ne sont pas les réfugiés qui posent problème – d’autant qu’ils n’aspirent qu’à une seule chose, trouver du travail et reprendre une vie normale. Mais en revanche lorsque les demandeurs d’asile sont déboutés et se voient refuser le statut de réfugiés, l’incapacité de leur faire quitter notre territoire est établie et reconnue. En d’autres termes, un étranger, quelle que soit sa véritable histoire, en se prévalant d’une demande d’asile, est quasiment assuré de rester sur notre sol même si le statut de réfugié ne lui est pas accordé. Nous avons là un problème à régler. Qui aura le courage de l’affronter? (…)

Le traitement de la «jungle» aurait dû passer par l’identification biométrique de chaque migrant et un traitement individuel qui devait se conclure soit par une admission en bonne et due forme vers le Royaume-Uni, soit une expulsion. Il n’y a pas d’autre solution pour des personnes qui ne veulent pas rester en France. La solution adoptée sur ce cas particulier a été la pire qui soit: la répartition sur l’ensemble de la France dans des communes à qui l’on impose d’accueillir des migrants dont on sait déjà qu’ils ne souhaitent pas s’y installer a été catastrophique. Cette incompréhensible apathie de plusieurs années devant une situation connue donne la mesure du manque de volonté de traiter la question de l’immigration avec pragmatisme.

● Déchéance de nationalité

(…) L’interprétation du Coran et la conception de l’islam portées par les djihadistes ou les salafistes comme vision politique et modèle de société se situent aux antipodes de la démocratie et nous devons nous y opposer par tous les moyens. (…) Seule une minorité nous a déclaré la guerre, soutenue en cela par des puissances étrangères, en particulier des organisations terroristes qui s’érigent en califat. Notre devoir est de traiter cette menace avec le plus grand sérieux puisqu’elle a déjà coûté à notre pays des centaines de morts et de blessés. De ce point de vue, l’action de nos armées en Afrique et au Moyen-Orient contre la source du terrorisme est salutaire. Mais je ne partage pas la position des responsables politiques qui souhaitent empêcher les candidats au djihad de partir en Syrie ou ailleurs. Hormis pour les mineurs, notre énergie ne doit pas être dépensée pour des individus marginalisés qui ont fait leur choix de partir. En revanche, le message à leur adresser doit être précis. S’ils quittent notre territoire dans ce but, ils perdront automatiquement la nationalité française et puisqu’ils se sont engagés dans une guerre contre notre nation, il faut les empêcher par tous les moyens de revenir en France. (…)

Quant à ceux qui restent sur le territoire et qui ont adopté un comportement incompatible avec les lois de notre pays, il faut les traiter judiciairement comme n’importe quel autre citoyen. Pour les irréductibles qui prônent et pratiquent la haine sur un fondement religieux, s’ils sont de nationalité française, il est nécessaire de les confier à des structures sérieuses susceptibles de leur faire abandonner un tel mode de pensée. S’ils ont été condamnés au titre de la loi pour des infractions à caractère terroriste et qu’ils jouissent d’une double nationalité, il est impératif de les priver de la nationalité française et de les reconduire vers le pays dont ils sont ressortissants. (…) Dehors, l’ennemi!

● La laïcité au défi de l’islam

Depuis quelques années resurgit cette question de la place de la religion dans l’espace public. Cela se traduit notamment sous la forme de signes religieux extérieurs, en particulier sur le plan vestimentaire. Que cela soit le fait de religieux, de pasteurs, d’imams, de rabbins, de prêtres, rien de plus naturel. Mais une partie de ces comportements qui concernent essentiellement la religion musulmane relèvent plutôt d’une provocation. L’étape suivante a déjà commencé, avec les revendications identitaires concernant les fêtes et autres menus des cantines scolaires, les créneaux horaires dans les piscines municipales pour les femmes et le refus dans des établissements de santé d’être examiné par tel ou tel médecin pour des raisons qui sont irrecevables dans une démocratie.

Ces atteintes quotidiennes à la laïcité et ces dérives nous arrivent de l’extérieur et d’une religion qui n’a pas de fondement historique dans notre pays. Au nom d’une certaine conception de la tolérance mâtinée d’un léger sentiment de culpabilité envers la religion dominante de nos anciennes colonies, nous avons foulé aux pieds les principes avec lesquels nous avons vécu paisiblement pendant un siècle. Aurions-nous perdu tout bon sens?

La laïcité est un de nos principes les plus précieux, car il protège le fonctionnement de la sphère publique de toute approche religieuse. C’est d’autant plus important que certaines religions comme l’islam peuvent être aussi un mode de vie et un modèle de société. Or, en France, nous avons laissé progresser l’idée que l’affirmation religieuse ou identitaire dans l’espace public peut être tolérée sous certaines formes. Cette position est extrêmement dangereuse. Elle ouvre la porte à toutes formes de manifestations extérieures. (…)

● Policiers en cité

Les forces de sécurité doivent pouvoir accomplir leurs missions avec une plus grande sérénité et encore plus efficacement. Et pour cela il y a des décisions à prendre. (…)

La première concerne le degré d’expérience des personnels qui sont affectés dans les unités les plus difficiles en termes d’insécurité. Ce constat concerne probablement davantage la police que la gendarmerie, car les zones qu’elle surveille sont en moyenne plus complexes. C’est en particulier le cas de la région parisienne et des départements de la petite couronne, qui rassemblent à eux seuls les policiers les plus jeunes et les moins expérimentés. Ce sont généralement les sortants d’école qui y sont affectés, car il y a peu de volontaires chez les policiers pour affronter la réalité des quartiers très difficiles. Il y a donc une nécessité absolue de favoriser l’affectation dans ces zones des fonctionnaires expérimentés pour faire en sorte que les réactions en situation opérationnelle soient les plus appropriées. (…)

Une seconde mesure concrète – désormais largement pratiquée, mais pas assez – mérite une systématisation: l’enregistrement vidéo de toutes les interventions. (…) Personne ne peut imaginer la sérénité que procure, pour un gendarme ou un policier, le fait que tout ce qui se passe lors d’une intervention est vérifiable sur un enregistrement.

 

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Général Soubelet : «En marche! est devenu une recyclerie»

INTERVIEW – L’ex-numéro trois de la gendarmerie quitte «En marche!». Il fustige le mouvement d’Emmanuel Macron qui «accepte tous les ralliements, y compris ceux issus d’un gouvernement qui nous met dans le mur depuis cinq ans».

Entre le général Bertrand Soubelet et Emmanuel Macron, la rupture est consommée. Le ralliement de l’ex-numéro trois de la gendarmerie au candidat du mouvement En marche! n’aura duré que deux mois. Pour le général quatre étoiles, Emmanuel Macron ne tient pas ses promesses de renouvellement en acceptant le ralliement de personnalités comme Jean-Yves Le Drian, ou le soutien public de Manuel Valls.

Le Figaro – Pourquoi avez-vous décidé de quitter le mouvement En marche!?

Général Bertrand Soubelet – Je ne me retrouvais plus dans le mouvement En marche!. Emmanuel Macron m’a proposé de rejoindre son mouvement avec la promesse qu’il ferait de la politique autrement, qu’il sortirait des clivages partisans, qu’il participerait au renouvellement du personnel politique en s’appuyant sur des personnalités de la société civile. Or, je constate le contraire. Il accepte tous les ralliements, y compris ceux issus d’un gouvernement qui nous met dans le mur depuis cinq ans. Après l’actuel ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian, voilà que le premier ministre Manuel Valls appelle à voter pour lui. Le mouvement est devenu une recyclerie où tous ceux qui nous gouvernent depuis toujours tentent de sauver leur place.

Après avoir côtoyé Emmanuel Macron pendant plusieurs mois, quel regard portez-vous sur lui?

Lorsqu’il m’a proposé de le rejoindre, en novembre dernier, je l’ai rencontré une heure en tête à tête. J’ai vu une personne honnête et ouverte, qui comprend à la vitesse de la lumière. Il m’a posé beaucoup de questions sur la défense et la sécurité. Par la suite, j’ai travaillé sur la question du service national que je lui ai fait intégrer à son programme. J’ai aussi aidé sur les questions de sécurité, et notamment sur les enjeux autour de la biométrie. Mais je pense qu’il n’est pas toujours bien entouré. Certains membres de son équipe de campagne fonctionnent sur des méthodes archaïques de centralisation.

Parallèlement à votre ralliement à Emmanuel Macron, vous avez lancé votre candidature pour les législatives dans la 10e circonscription des Hauts-de-Seine. Votre défection serait-elle due à une refus de leur part de vous investir?

Pas du tout! Ça n’a rien à voir avec les investitures. Le mouvement En marche! n’en a d’ailleurs décidé aucune pour l’instant. Je ne m’étais pas engagé auprès d’Emmanuel Macron pour cela. J’ai décidé de me présenter aux élections législatives dans la 10e circonscription quoi qu’il advienne, avec ou sans le soutien d’un parti. Ça a toujours été très clair dans mon esprit. La preuve: aujourd’hui, j’ai décidé d’y aller sans étiquette.

Vous vous défendez donc de toute logique politicienne.

Si on m’avait prédit, il y a dix mois, que je me lancerais en politique, j’aurais répondu «même pas en rêve!» Je n’ai rien calculé. Certains insinuent que j’ai demandé l’investiture à l’UDI, puis au PS, puis chez Macron… C’est faux. J’ai simplement rencontré le député sortant André Santini (UDI) que j’ai informé de ma démarche. Je suis ensuite allé voir le candidat qui était déjà investi par les socialistes, Thomas Puijalon. Enfin, j’ai adressé une longue lettre aux élus d’Issy-les-Moulineaux et de Vanves. Mais là où je vois une simple démarche de politesse et de transparence, d’autres imaginent des manœuvres politiciennes… Je me suis aussi rapproché des comités En marche!, dont les militants honnêtes, dévoués, formés et intelligents ne s’aperçoivent pas que les coordinateurs qui les gouvernent se sont déjà partagés les postes.

Vous estimez que par votre profil et votre parcours, vous êtes en mesure de renouveler le genre en politique. Comment, concrètement?

J’ai été officier de gendarmerie pendant 35 ans. J’ai observé notre société au quotidien, je l’ai vu se dégrader. J’ai aussi été en charge d’appliquer les lois. Par mon expérience, je pourrai donc contribuer à faire des lois simples, applicables et utiles aux Français. Le Parlement tombe trop souvent dans le déni de réalité en votant des lois totalement hors sol. Pour ne citer qu’elle, la loi de sécurité publique promulguée en février dernier oblige les forces de l’ordre à demander l’autorisation au procureur avant de pouvoir fouiller un coffre de voiture. C’est absurde! Les gendarmes ont d’autres priorités, à commencer par leur propre sécurité.

 

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Police : « L’État ne défend pas ses serviteurs » juge le Général Bertrand Soubelet

Ce matin, le Général Bertrand Soubelet, passait le grand Oral des GG. L’ex troisième gendarme de France a poussé un coup de gueule contre le traitement étatique des problèmes de la police. Il a défendu les policiers face aux difficultés auxquels les forces de l’ordre sont confrontées. Néanmoins, le Général Soubelet a précisé que « les gendarmes et les policiers qui dépassent les limites doivent être bannis ! »

 

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Article dans Le Temps (Suisse) du 27 Mars 2017

«La cohésion sociale, seul rempart face à ces terroristes»

Pour le général de gendarmerie français Bertrand Soubelet, l’attentat de Londres et la tentative déjouée à Anvers confirment la mutation de la menace.

Le titre de son prochain livre résume le constat sévère de Bertrand Soubelet. Dans Sans autorité, quelle liberté? (Ed. de l’Observatoire), ce général de gendarmerie français connu pour avoir tiré le signal d’alarme dès 2013 s’interroge sur les moyens de lutter efficacement contre la prolifération des pulsions meurtrières dans nos sociétés. Des dérives dont profite l’islamisme radical qui, selon lui, n’a même plus besoin de recruter pour que des crimes soient perpétrés en son nom.

Après Londres et Anvers ces jours-ci, un an après les attentats de Bruxelles du 22 mars 2016, ce grand professionnel de la sécurité est persuadé que les nouveaux profils de terroristes changent radicalement la donne sécuritaire.

Le Temps: A Londres, un homme précipite son véhicule dans la foule sur le pont de Westminster, puis se rue dans le parlement britannique. A Anvers, un autre tente une attaque à la voiture-bélier dans la principale artère commerçante de la ville. Quelles conclusions en tirez-vous?

Bertrand Soubelet: Nous ne sommes pas face à des profils classiques de terroristes entraînés, organisés, qui répondent à des ordres précis comme ce fut le cas à Paris, le 13 novembre 2015, puis à Bruxelles voici un an. Les membres de ces commandos-là fonctionnaient d’une façon cohérente. On a pu remonter leur piste et, peu à peu, identifier tous les maillons de la chaîne. Le cas de Khalid Masood, à Londres, semble très différent. Tout comme celui de l’homme qui a tenté de lancer sa voiture dans la foule hier à Anvers. Nous sommes là face à des marginaux connus de la police pour faits de délinquance, qui cherchent d’abord à se donner la mort. Ils s’emparent de la bannière du terrorisme islamique pour exister une dernière fois dans leur vie qu’ils estiment sans doute ratée, gâchée. C’est le plus perturbant des scénarios. Ce ne sont pas des loups solitaires. Cela me fait surtout penser à l’attentat de Nice.

– L’attaque de Londres a néanmoins été revendiquée. Il s’agit donc bien de terrorisme…

– Daech, puisqu’il s’agit de cette organisation terroriste, sait désormais parfaitement s’approprier ce type de comportement à la fois erratique et criminel. Leur revendication est opportuniste. Nous ne sommes pas face à des actes dont l’origine est religieuse. Nous sommes face à un habillage religieux de dernière minute, point d’orgue d’une dérive existentielle. Ce fut le cas, aussi, pour les jeunes meurtriers de l’église Saint-Etienne-du-Rouvray, en juillet 2016.

– Expliquez-nous.

– L’homme qui a attaqué l’aéroport d’Orly, le week-end dernier, n’allait jamais à la mosquée. Son itinéraire devient celui d’un terroriste à partir de son interpellation par les policiers, le matin même, lors d’un contrôle de routine. Il tire, est blessé lors de la riposte des forces de sécurité, passe un coup de fil à son père pour dire qu’il a fait une «grosse bêtise», puis plonge dans le précipice meurtrier qui le conduit à Orly-Sud. Je pense que nous devons nous préparer, aussi, à affronter des loups solitaires organisés et entraînés. Ça nous guette. Mais ceux-là ne correspondent pas à ce profil.

– Vous êtes officier supérieur de gendarmerie, habitué à sécuriser les lieux publics. Comment se protéger?

– La police ne peut pas mettre hors d’état de nuire tous les délinquants susceptibles, un jour, de basculer dans ce type de terrorisme suicidaire. La seule réponse face à cette menace terroriste est la cohésion sociale. Plus il y aura de gens au fond du trou, désemparés, hypnotisés par les violences de Daech et la notoriété internationale dont dispose cette organisation, plus nous risquerons de voir surgir ce type de criminels, souvent déclassés et parfois alcoolisés ou drogués. Je me souviens qu’après le 13 novembre, puis le 14 juillet à Nice, les méthodes de la police française ont été contestées. Cette fois, Londres a été attaquée. La parade sécuritaire totale n’existe pas.

 

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Interview Figaro 27 Mars 2017 sur la Guyanne

La Guyane, «une région soumise à une pression migratoire énorme»

 

INTERVIEW – Pour le général Bertrand Soubelet, ancien numéro trois de la gendarmerie nationale et ancien patron de la gendarmerie d’outre-mer, «la Guyane vit dans un état de tension permanente».

Ancien numéro trois de la gendarmerie nationale, le général de corps d’armée Bertrand Soubelet (qui a rejoint l’équipe de campagne d’Emmanuel Macron) s’était fait connaître le 18 décembre 2013 en déclarant, lors d’une audition parlementaire, que «l’insécurité et le sentiment d’insécurité ne cesseront d’augmenter tant que la réponse collective à la délinquance ne sera pas adaptée». Sanctionné pour ces propos, il fut muté à la tête de la gendarmerie d’outre-mer. C’est au titre de l’expérience acquise à ce poste (de septembre 2014 à avril 2016) qu’il réagit aux événements de Guyane.

 

LE FIGARO. – La fronde contre l’insécurité et la grogne sociale en Guyane vous ont-elles surpris?

 

Général Bertrand SOUBELET. – Non. La Guyane appartient à l’ensemble de l’outre-mer qui va mal. Elle se sent parfois oubliée par la métropole. Elle vit ce que vient de vivre Mayotte dans l’indifférence générale, avec des semaines de blocage du port de Longoni, des mouvements sociaux très durs.

 

Mais y a-t-il une spécificité guyanaise?

La Guyane est si vaste qu’elle est difficile à contrôler. Imaginez un espace de près de 84.000 km²! Cette région est soumise à une pression migratoire énorme qui vient des deux côtés: du Brésil, par le fleuve Oyapock, et du Suriname, par le Maroni. Saint-Laurent-du-Maroni sera bientôt la ville la plus peuplée de Guyane. Elle va dépasser Cayenne, avec plus de 50.000 habitants dans dix ans. Et je ne parle pas de l’immigration illégale!

Quelle est-elle?

C’est comme à Mayotte, on estime à 20 ou 25 % la population d’illégaux dans les secteurs les plus denses. Il n’y a pas de comptabilisation officielle. Dès lors, les projets publics négligent cette donnée. Ce qui créé d’énormes décalages entre les besoins de la population et la réponse publique. Comme d’autres, je l’ai dit aux ministres de l’Outre-mer que j’ai connus. Mais l’inertie est telle…

La gendarmerie n’a pas un savoir-faire dans les territoires lointains?

Bien sûr, mais on lui demande de plus en plus de prendre en charge les questions sociales. On transfère aux gendarmes la gestion de problèmes gigantesques largement dus à l’explosion des flux migratoires. On nous a demandé, il y a deux ans, de démanteler un campement de près de 3000 Haïtiens en périphérie de Cayenne. Nous avons accompli cette mission, mais nul n’est dupe. Ces personnes, après l’évacuation, sont bien allées quelque part.

 

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Passage sur RMC du 20 Mars 2016

Emmanuel Macron présentait samedi le service national. Le candidat En Marche ! souhaite instaurer s’il est élu, cette mesure obligatoire d’une durée d’un mois pour tous les jeunes. Une mesure que défend le Général Soubelet dont il fait parti des initiateurs.

http://rmc.bfmtv.com/mediaplayer/video/service-national-nous-avons-besoin-d-un-rendez-vous-de-la-jeunesse-avec-son-pays-925679.html

 

 

Passage à la Matinale d’RTL le 16 Mars 2017

« Ancien haut-gradé de la Gendarmerie nationale, Bertrand Soubelet est désormais engagé en politique et brigue, sous l’étiquette du mouvement « En Marche! » d’Emmanuel Macron, l’investiture aux élections législatives dans la 10ème circonscription des Hauts-de-Seine, en région parisienne.

Après son entrée dans la Gendarmerie nationale en 1986, il a gravi progressivement les échelons pour devenir, en 2012, directeur des opérations et de l’emploi à la direction générale de la Gendarmerie nationale. Des critiques publiques au sujet de la politique menée par le gouvernement en termes de sécurité et de justice provoquent en 2014 sa mutation Outre-mer, avant que son livre « Tout ce qu’il ne faut pas dire » ne lui coûte son affectation en 2016.

Alors que la France est en état d’urgence depuis maintenant presque un an et demi, Bertrand Soubelet aura certainement un avis très tranché sur la situation sécuritaire de la France et sur l’impact de ces thème sur les campagnes pour les élections présidentielles et législatives. »

http://www.rtl.fr/actu/politique/bertrand-soubelet-est-l-invite-de-rtl-matin-gendarmerie-macron-7787687665

Article du 1er Mars 2017 dans Le Parisien

« «Mon Général, j’ai besoin de vous ! Vous êtes prêt à vous engager avec moi ? »

Emmanuel Macron n’y est pas allé par quatre chemins le 30 novembre dernier face à Bertrand Soubelet, général quatre étoiles qu’il recevait à son QG de la rue de l’Abbé-Groult (Paris XVe). L’ex-numéro trois de la gendarmerie nationale, séduit par le style très cash de Macron, en est resté coi. « Il a vu ma tête… Je ne suis pas un politique, moi. Ni de gauche ni de droite ! » nous confie avec un accent chantant ce natif des Pyrénées-Atlantiques qui répète, depuis l’âge de 12 ans, qu’il veut « servir son pays ».

Justement : pour le candidat, il est une prise de guerre — si l’on ose dire — idéale, emblématique de cette société civile qui transcende les vieux clivages politiques. Entre eux, en vérité, tout a démarré en octobre, quand Soubelet a commencé à envoyer à Macron des propositions sur la sécurité et la défense… parfois décoiffantes : imposer des contrôles biométriques systématiques aux frontières pour lutter contre le terrorisme ; un « parcours citoyen » de deux mois, sous le contrôle des armées, pour tous les jeunes Français…

Car l’homme n’a pas sa langue dans sa poche. « Je sens bien que je gêne. On me prend pour un agité du bocal », sourit le général de corps d’armée. Son franc-parler, qu’il a servi aux nombreux ministres qu’il a vus défiler, lui a pourtant coûté cher. Très cher.

Une liberté de parole revendiquée

Le 18 décembre 2013, sa vie bascule. Auditionné par une commission à l’Assemblée, il se lâche. Critique les réformes pénales à répétition qui déstabilisent les gendarmes, le manque de moyens, relaie la frustration de ses hommes face à des coupables mieux traités que les victimes. Les gendarmes saluent le « général courage ».

Mais au sommet de l’Etat, notamment chez Manuel Valls, où l’on considère qu’il a rompu son devoir de réserve, il devient une cible. La sanction tombe : il est d’abord muté outre-mer, puis mis à la retraite de fait. Au fond du trou, lâché de partout. A part les députés LR Eric Ciotti, Philippe Goujon et Georges Fenech, personne ne bouge. Alain Juppé, ex-ministre de la Défense, l’enfonce publiquement : « Un militaire, c’est comme un ministre, ça ferme sa gueule. »

Alors les politiques à la papa et leur « baratin », très peu pour Soubelet ! Avant Emmanuel Macron, Bruno Le Maire, Laurent Wauquiez et des proches de Nicolas Sarkozy l’ont contacté, lui faisant miroiter des postes mirifiques. Il les a tous envoyés promener. Il a son idée en tête : en juin, il sera candidat aux législatives dans la 10e circonscription des Hauts-de-Seine. Un général à l’Assemblée ? De mémoire de parlementaires, on n’en a pas vu depuis Marcel Bigeard, résistant durant la Seconde Guerre mondiale puis militaire en Indochine et en Algérie ! Soubelet n’est pas encore certain de partir sous l’étiquette En marche. « Je veux rester libre », insiste ce « grand brûlé ».

Cette dernière grande aventure, à 57 ans, il l’a planifiée comme une opération militaire. Il est allé rencontrer en personne le centriste André Santini, député- maire d’Issy-les-Moulineaux, frappé par le cumul des mandats, pour le prévenir qu’il se lançait sur ses terres. « Une marque de respect. Je veux apporter une autre façon de faire », dit-il. »

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